Le lien entre instabilité cranio-cervicale et CCSVI que personne ne vous explique
De nombreuses personnes vivent au quotidien avec une sensation constante de pression à la tête, une vision trouble, des acouphènes, des vertiges et une fatigue profonde qu’aucun sommeil ne parvient vraiment à apaiser. Pourtant, après des centaines de consultations, d’examens et de diagnostics souvent peu concluants, la réponse reste introuvable.
Et si nous vous disions que, dans bien des cas, la cause pourrait être une instabilité au niveau entre le crâne et les vertèbres cervicales, qui perturbe le flux veineux et aggrave des symptômes invisibles mais bien réels ? C’est là qu’intervient un lien encore trop peu connu : celui entre l’instabilité cranio-cervicale (ICC) et l’insuffisance veineuse chronique cérébrospinale (CCSVI).
Qu’est-ce que l’instabilité cranio-cervicale ?
L’instabilité cranio-cervicale (ICC) se produit lorsque les premières vertèbres du cou — en particulier C0 (occiput), C1 (atlas) et C2 (axis) — ne parviennent pas à assurer une stabilité suffisante. Cela peut être dû à une laxité ligamentaire (comme dans les syndromes du collagène tels que le syndrome d’Ehlers-Danlos), à des traumatismes ou à des malformations telles qu’une asymétrie de l’os styloïde ou de la base du crâne.
Le problème ? En cas d’instabilité, ces structures peuvent comprimer ou étirer mécaniquement non seulement les nerfs, mais aussi les veines jugulaires internes, qui assurent le drainage veineux du cerveau.
Et la CCSVI ?
La CCSVI (Insuffisance veineuse chronique cérébrospinale) est une condition dans laquelle le sang veineux peine à s’écouler correctement du cerveau vers le cœur, provoquant une stase pouvant entraîner une hypertension intracrânienne, un œdème et des symptômes neurologiques diffus.
Pour faire simple : si les veines chargées de « dégonfler » le cerveau sont comprimées ou ne fonctionnent pas correctement, la pression s’accumule à l’intérieur du crâne. C’est alors que commencent les problèmes : maux de tête persistants, troubles de la concentration (« brouillard mental »), troubles visuels, acouphènes, instabilité, nausées… Un ensemble de symptômes qui, chez certains patients, peut devenir très invalidant.
Le point de rencontre : où se croisent ICC et CCSVI
Le Dr Raffaello Pagani, angiologue italien spécialisé dans l’étude de la CCSVI, a recensé au fil des années des centaines de cas où ces deux troubles coexistent. Le segment cervical supérieur (C1-C3), surtout s’il est instable ou malformé, peut constituer un véritable étranglement mécanique des veines jugulaires, notamment lors de certains mouvements du cou.
Le résultat est une compression externe et dynamique des veines : elle n’est pas visible au repos, mais devient évidente lorsque le patient tourne ou incline la tête. Cela expliquerait pourquoi certains ressentent une aggravation des symptômes dans certaines positions, après un effort, ou au réveil.
Symptômes communs : bien plus qu’une coïncidence
Les signes cliniques communs à l’ICC et à la CCSVI ne manquent pas :
- Céphalée posturale (qui s’aggrave en position allongée ou tête inclinée)
- Acouphènes pulsatoires ou constants
- Sensation de pression rétro-oculaire
- Troubles visuels intermittents
- Brouillard mental et difficultés cognitives
- Fatigue chronique et somnolence diurne
- Instabilité orthostatique, vertiges, sensations de malaise
- Douleurs cervicales et occipitales inexpliquées par des causes musculaires
Lorsque ces symptômes se manifestent ensemble, il ne faut pas les attribuer systématiquement à l’anxiété ou au stress. Ils peuvent cacher une condition complexe, multifactorielle, mais traitable si elle est bien diagnostiquée.
Diagnostic : une approche intégrée
De nombreux patients confrontés à ces troubles ont été ballottés pendant des années entre neurologues, oto-rhino-laryngologistes, ophtalmologues et physiothérapeutes, sans jamais recevoir de diagnostic unificateur.
L’approche proposée par le Dr Pagani et d’autres spécialistes est d’évaluer conjointement la condition veineuse et la dimension biomécanique.
Cela implique de passer une série d’examens ciblés, notamment :
- Échographie Doppler couleur cervicale dynamique (avec mouvements de la tête)
- Angio-IRM ou angio-TDM pour étudier le flux sanguin et les compressions
- Imagerie par résonance magnétique cervicale en extension/flexion
- Phlébographie sélective dans les cas les plus complexes
- Évaluation orthopédique et posturale pour vérifier l’instabilité
L’objectif est d’identifier d’éventuelles compressions externes des veines, des mouvements anormaux de la colonne cervicale, des malformations structurelles et des signes indirects de stase veineuse.
Traitement : la chirurgie n’est pas toujours nécessaire
L’un des aspects les plus encourageants est que tous les patients ne nécessitent pas d’interventions invasives.
Si la compression est d’origine musculaire ou posturale, la physiothérapie ciblée peut être très efficace : exercices pour la stabilité cervicale, renforcement musculaire, traitements manuels décompressifs.
Cependant, dans les cas les plus sévères, une intervention peut s’avérer nécessaire :
- Par angioplastie pour améliorer le flux dans les veines comprimées
- Par chirurgie décompressive (comme la styloïdectomie) pour enlever l’obstacle mécanique
- Par traitements combinés, dans les cas les plus complexes
Chaque parcours doit être personnalisé en fonction de l’origine réelle du problème. Souvent, c’est l’intégration de plusieurs spécialistes — angiologue, neurochirurgien, physiothérapeute, neurologue — qui fait toute la différence.
Ce n’est pas dans votre tête. C’est dans votre cou
Trop souvent, les personnes souffrant de ces symptômes se voient dire qu’elles sont anxieuses, psychosomatiques, ou qu’elles “devraient simplement se détendre”. Mais la réalité est tout autre : il existe des explications concrètes, médicales et physiologiques derrière ces signaux envoyés par le corps.
La région crânio-cervicale est une zone extrêmement délicate où se rencontrent le système nerveux, les vaisseaux sanguins et les vertèbres. Lorsqu’un dysfonctionnement survient à cet endroit, tout l’équilibre peut être perturbé. Et si cela s’ajoute à un drainage veineux cérébral altéré, les symptômes se multiplient.
La bonne nouvelle ? Il y a des solutions. Mais il faut commencer par écouter, poser un diagnostic complet et avoir la volonté de regarder au-delà des étiquettes. Car derrière chaque “rien n’apparaît” se cache souvent simplement un manque de perspective nouvelle.
Vous reconnaissez-vous dans ces symptômes ? Peut-être pouvons-nous y voir plus clair ensemble
Je reçois des patients de toute l’Italie et de l’étranger, et je m’occupe depuis des années de pathologies complexes telles que la CCSVI et l’instabilité crânio-cervicale.
Souvent, les examens adéquats et une approche multidisciplinaire suffisent pour comprendre réellement ce qui se passe — et surtout, ce qui peut être fait.
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Mon mari , qui était médecin , souffrait d’une sclérose en plaques secondaire progressive et son état s’aggravait sans cesse. Intéressé par les travaux du Dr. Zamboni, sur le CCSVI. Il a tenté un traitement à New-York, et le résultat a été qualifié par son neurologue habituel d’ “incroyable”, “miraculeux “: Il a d’emblée quitté sa chaise roulante, et toutes symptômes de la SEP ont disparu. C’était la meilleure chose que nous avons fait dans notre vie. Puis, progressivement les veines jugulaire se sont re-bouchées:
nous avions le projet d’aller en Italie pour refaire une intervention, mais mon mari a malheureusement attrapé le COVID dont il est décédé.
Bonjour, et merci sincèrement d’avoir partagé ton témoignage.
Ton histoire nous touche profondément. Les améliorations que ton mari a vécues après l’intervention veineuse montrent qu’il existe, dans certains cas, un lien important entre l’écoulement veineux et l’évolution des symptômes. C’est un aspect qui mérite d’être pris au sérieux et étudié avec plus d’attention.
Comme tu l’as relevé, la récidive peut survenir lorsque la cause n’est pas uniquement à l’intérieur de la veine, mais liée à des facteurs anatomiques ou mécaniques (compression externe, structures osseuses, etc.). C’est un point essentiel dans l’évaluation et dans le suivi.
Merci encore d’avoir pris le temps d’écrire.
Ton témoignage apporte une dimension humaine précieuse à ce sujet.
Nous te transmettons toute notre solidarité et notre respect.